1) Le piège : une vision trop grande, trop floue
Une vision utile n’est pas celle qui “inspire” — c’est celle qui aide à arbitrer. Si tes priorités sont vagues, chacun interprète… et l’exécution part dans tous les sens.
- 3 priorités maximum (pas 12 “axes stratégiques”).
- Des priorités traduites en comportements observables.
- Une règle simple : si ce n’est pas mesurable, ce n’est pas pilotable.
2) La clé : des rôles explicites (qui évitent les conflits)
Quand une décision échoue, ce n’est pas toujours une question de compétence. Souvent, c’est une question de responsabilité : qui fait quoi ?
- Décider : qui tranche quand il y a désaccord ?
- Exécuter : qui fait avancer concrètement ?
- Contrôler la qualité : qui vérifie que c’est bien fait ?
- Informer : qui communique et à quel rythme ?
3) Les rituels : le moteur invisible de la performance
Les rituels ne sont pas “des réunions”. Ce sont des moments courts qui produisent des décisions, et qui empêchent le système de dériver.
- Hebdo (30 min) : 3 faits → 2 décisions → 1 priorité.
- Mensuel (60 min) : KPI utiles + risques + arbitrages.
- Trimestriel : bilan + replan + simplification.
4) Les indicateurs : un KPI = une action
Le piège, c’est de mesurer “pour mesurer”. La règle IKZIA : si un KPI ne déclenche pas une action, il ne sert pas.
- Chaque KPI doit être associé à un responsable.
- Chaque KPI doit avoir un seuil “OK / à corriger”.
- Chaque KPI doit mener à une décision claire (continuer / corriger / arrêter).
5) Le test final : est-ce que ça tient quand ça va mal ?
Le vrai alignement se voit sous stress : résultats, pression, urgences. Si ton système tient dans ces moments-là, il est solide.