1) Objectif → indicateur : la base (sinon tu improvises)
Un objectif pédagogique utile se voit sur le terrain. Il doit pouvoir répondre à : “Qu’est-ce que je veux voir de plus dans le jeu ?”
- Sortir de la pression → sorties propres + choix de passes sous pression
- Fixer pour libérer → capacité à attirer un adversaire avant de jouer
- Défendre en avançant → récupérations hautes + timing du pressing
Sans indicateur, tu ne sais pas si tu progresses… et ton staff ne sait pas quoi regarder.
2) La progression IKZIA en 4 étapes (qui tient dans le temps)
Pour qu’un apprentissage devienne une compétence, il faut une montée en complexité. Voici la logique simple à appliquer, quel que soit le thème.
- Comprendre : repères, guidage, contexte simple
- Répéter : contraintes stables, automatisation
- Choisir : variabilité, lecture, “bon choix au bon moment”
- Transférer : jeu global, contexte match, décision réelle
3) Cycles : 4 à 6 semaines, pas “un thème par séance”
Le piège classique : changer de thème à chaque séance. Tu donnes l’impression de variété, mais tu empêches l’apprentissage profond.
- 1 thème = 1 cycle (4 à 6 semaines)
- Chaque séance = une étape du cycle (pas un nouveau sujet)
- Le staff sait quoi regarder et quoi renforcer
4) Évaluation : un critère, une décision
Une bonne évaluation ne produit pas un “rapport”. Elle produit une décision.
- Un critère maximum par séance (décision / intensité / technique / comportement)
- Un feedback court (1 point fort + 1 priorité)
- Un ajustement du cycle (maintenir / simplifier / complexifier)
5) Standard séance : la qualité est une routine
La pédagogie n’existe pas si la séance est mal structurée. Ton standard doit rester stable : accueil → activation → apprentissage → transfert → bilan.