1) Vision & identité : décider ce que vous refusez
La vision n’est pas un slogan : c’est un outil de tri. Elle sert à répondre à une question brutale : “Qu’est-ce qu’on veut construire — et qu’est-ce qu’on ne fera pas ?”
- 3 priorités maximum (ex : intensité, courage, intelligence de jeu).
- Des comportements observables par âge (pas des intentions vagues).
- Un message cohérent staff → joueurs → familles.
2) Méthodologie : une progression lisible (et tenue)
Une académie se perd quand chaque coach “fait sa séance”. La méthode doit donner une colonne vertébrale : thèmes, progression, standards.
- Travail en cycles de 4 à 6 semaines : un thème, une progression.
- Structure séance stable : accueil → activation → apprentissage → transfert → bilan.
- Standard qualité : intensité, temps de jeu réel, feedback, densité.
3) Staff : transformer des individus en système
On ne “gère” pas un staff : on l’organise. La performance vient des rôles, des routines et du feedback.
- Rôles clairs : qui prépare, qui observe, qui valide, qui ajuste.
- Rituels : brief hebdo, débrief, audit séance, plan de progrès coach.
- Formation interne : 1 thème/mois + observation terrain + retour structuré.
4) Parcours joueur : mesurer sans enfermer
Le suivi joueur n’est pas une étiquette (“bon / pas bon”). C’est une trajectoire : état actuel → priorité → étape suivante.
- Critères simples : technique, décision, intensité, comportement.
- Trace courte : point fort + axe + plan de 30 jours.
- Passerelles : progression possible, pas cases définitives.
5) Expérience familles : la qualité perçue est un KPI
Même avec un super contenu terrain, une académie peut perdre ses joueurs si l’expérience est floue. L’expérience, c’est la somme des détails qui donnent confiance.
- Accueil, ponctualité, organisation : “ça respire le sérieux”.
- Communication : simple, régulière, fiable.
- Temps forts : bilans, événements, tournois — ça fidélise et ça structure.